J’ai déjà un acquéreur : à quoi sert une banque d’affaires ?

    Adrien Bono — Fondateur d’Arcadion Capital Partners

    Quand un acquéreur s’est déjà manifesté, un conseil ne sert pas à « trouver » un acheteur. Il sert à vérifier que l’offre est solide, à négocier ses conditions avant de vous engager, et à conduire l’opération jusqu’à son terme sans perdre de vue vos objectifs.

    Avant l’exclusivité : ce qu’il faut clarifier

    La signature d’une lettre d’intention avec exclusivité change l’équilibre de la discussion. Une exclusivité peut limiter vos échanges avec d’autres acquéreurs selon le périmètre et la durée convenus. Ces conditions se discutent avant de s’engager, tout comme les points structurants de l’opération.

    • Ce que vous cédez : la totalité, une majorité, une partie seulement.
    • Ce que vous attendez : un prix, mais aussi un calendrier, un rôle après la cession, un avenir pour les équipes.
    • Ce que l’acquéreur propose réellement : prix, part payée à la réalisation, complément de prix, conditions suspensives.
    • La durée de l’exclusivité et ce qui se passe à son issue.

    Vérifier la crédibilité de l’acquéreur et de l’offre

    Une offre n’a de valeur que si elle peut être réalisée. Il est utile de savoir comment l’acquéreur financera l’opération, quelles autorisations il devra obtenir, ce qu’il attend de ses audits et qui décide chez lui. Une offre élevée mais assortie de nombreuses conditions peut être moins solide qu’une offre plus modeste et mieux financée.

    Négocier les conditions, pas seulement le prix

    Le prix n’est qu’une partie de l’accord. Les modalités de paiement, les garanties demandées, la durée de votre accompagnement, la clause de non-concurrence et le traitement des ajustements de prix peuvent changer sensiblement ce que vous recevrez et ce à quoi vous vous engagez. Notre article Prix annoncé et montant réellement encaissé détaille ces éléments.

    Le temps est aussi un élément de négociation. Une exclusivité courte, un calendrier précis et des étapes datées limitent le risque d’une discussion qui s’étire, puis d’une renégociation tardive.

    Évaluer les alternatives avant de s’engager

    Avant d’accorder une exclusivité, il est utile de vérifier si d’autres contreparties crédibles pourraient être intéressées, et à quelles conditions. Il est aussi utile de mesurer l’autre option dont dispose tout dirigeant : poursuivre le développement de l’entreprise et reporter l’opération.

    Lorsque l’offre en présence est la plus adaptée, l’effort se concentre sur ses conditions. Vous négociez alors à partir de vos options réelles et de vos priorités : prix, part payée à la réalisation, calendrier, rôle après la cession.

    Coordonner le calendrier et les conseils

    Une fois l’accord de principe trouvé viennent les audits, la rédaction du protocole et la réalisation. Votre avocat et votre expert-comptable y jouent un rôle central. Le conseil financier coordonne le calendrier, répond aux demandes de l’acquéreur, suit les points ouverts et veille à ce que la documentation reflète ce qui a été négocié.

    Ce qu’apporte réellement le conseil

    Le conseil vous apporte des décisions plus claires, des conditions négociées et comprises, et une coordination continue jusqu’à la réalisation de l’opération.

    Pour en savoir plus sur notre accompagnement, consultez la page Cession d’entreprise.

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